
Mairie
Adresse :
Rue du Champ de Foire
47290 MONBAHUS
Téléphone : 05 53 01 62 17
Fax : 05 53 01 04 37
Email : mairie.monbahus@orange.fr
Horaires : Lundi au Vendredi de 8h30 à 12h.
Population : 669 habitants
Secrétaires :
Mme Marie-Hélène MORETTI
Mme Patricia PERNET MUGNIER
Groupe scolaire :
Ecole primaire publique : 05 53 01 69 63
RPI avec Montignac de Lauzun
à Monbahus: Classes de la maternelle au CE1
à Montignac de Lauzun: du CE2 au CM2
Institution Notre-Dame: 05 53 01 62 10
Classes de la maternelle au collège
Garderie Périscolaire :
Accueil périscolaire organisé par le Centre de Loisirs Les Rigolos de Cancon dans les locaux de l'école publique de Monbahus) de 7h30 à 9h et de 16h30 à 18h15.
Divers : Agence postale communale en Mairie du lundi au vendredi de 8h30 à 11h30 / 05 53 01 24 84.
Bibliothèque Point-Relais Espace Multimédia :
Ouvert mardi de 9h à 12h, mercredi de 14h à 18h, jeudi de 16h à 18h et samedi de 10h à 12h.
Un peu d'histoire...

L'histoire de Monbahus est fort ancienne. En effet, des fouilles effectuées sur le territoire de la commune permirent de découvrir des silex, des haches polies, mais aussi des os de rhinocéros et de cheval au lieu dit « la Tuilerie », permettant aux historiens de parler de paléo-vallée du Tolzac et de la glaciation de Riss, ce qui ne nous rajeunit pas. Par contre, nous pouvons imaginer un menu typique de Monbahus avec rhino en entrée et cheval en plat principal. Un refuge subsiste au-dessus du village. Il
fut peut-être habité par l'homme préhistorique.
S'il existait un château - au Moyen-âge- les historiens prétendent qu'il n'était pas d'une grande utilité stratégique, coincé par ceux de Montastruc, Cancon et Lauzun à qui il appartenait depuis le XIIIe siècle. Un acte du bullaire parle du "castrum de Montbaus" au XIIe. Le site fortifié couronne le sommet de la colline dominant le village, au lieu dit au Fort. Il s'agit d'une motte, complétée par un système défensif sommaire, détruit après le siège et la prise de la place par les troupes catholiques en 1586. Le site appartient à la famille de Caumont, seigneurs de Lauzun.
Le village, composé de l'église, de la halle et d'un groupe d'une vingtaine de maisons au début du XIXe siècle occupe une terrasse sur le versant nord du coteau au pied du site fortifié ; quatre moulins, dont un subsiste partiellement au sommet de la motte, y furent construits entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Par contre, il existait au Moyen-âge une abbaye de cisterciens, dite abbaye Saint-Pierre de Gondon, dont les derniers éléments qui sont encore visibles constituent le corps d'une ferme.
Cette abbaye fut fondée au début du XIIe siècle par des moines de l'abbaye de Cadouin en Périgord, au coeur d'une forêt appartenant aux seigneurs de Lauzun. Ruinée pendant les guerres de Cent ans et surtout de Religion, elle fut rétablie plus tard et connut quelques vicissitudes. En 1790, au lendemain de la Révolution, seuls quatre religieux occupaient l'abbaye qui comprenait encore l'église et le bâtiment conventuel composé d'une maison; outre le jardin, les vignes et un bois de haute futaie, les possessions comprenaient deux métairies, une tuilerie, un moulin-à vent et une maison dans le village de Monbahus. L'église a totalement disparu, et des bâtiments conventuels il ne reste plus qu'un corps de logis rectangulaire bâti en pierre de taille, probablement d'époque médiévale. Le pigeonnier carré date du XVIIIe et une grange-étable du début du XXe.
L'ancienne halle sur piliers de bois occupait jadis l'espace situé au sud-est de l'église. La construction d'une nouvelle halle hébergeant la mairie, un logement pour l'agent de police et la prison fut réalisée en 1869, sur l'emplacement de l'ancien cimetière. À la suite de l'effondrement de la charpente en 1881, les édiles municipaux procédèrent à la reconstruction et à l'agrandissement du bâtiment en 1882.
Cette halle fut transformée en salle des fêtes vers 1975.
Ce qui caractérise singulièrement Monbahus - outre son site

magnifique - ce sont les extraordinaires maisons à empilage que l'on trouve sur le territoire de la commune et dans la région, jusqu'à Villeréal. On en connaît au moins deux à Monbahus. L'une au lieu dit Lassale construite aux limites XVe et XVIe siècle. Elle fut probablement bâtie pour le petit seigneur de Roudet, qui possède le moulin du Petit Rey sur la butte de Monbahus aux alentours de 1606. La meunerie constituait une partie importante des revenus de cette famille, puisqu'il existait un ancien moulin à énergie hydraulique, à Lassale, dans le voisinage de leur résidence. Ces maisons, dont on ignore pourquoi elles furent construites, sont, outre leur formidable mystère, absolument uniques en France. Il n'en existe pas d'autres.
Certains pensent qu'en ces temps troublés (XVe et XVIe siècle) elles servaient de refuge à des familles riches, lorsque les routiers (brigands de grand chemin) attaquaient un village. Elles sont réputées imprenables. Au lieu dit la « Tour Burlade » on trouve une autre maison à empilage. Cet édifice constitue l'exemple le mieux conservé dans le canton.
Dernier détail intéressant : au lieu dit « Mondis », en 1907, dans un souterrain, un homme découvrit «un trésor» ; nul ne sait ce qu'il est devenu.